Questions à éviter lors d’un entretien professionnel : découvrez les pièges à éviter !

Une question anodine peut sceller un sort en quelques secondes, bien plus sûrement qu’un CV mal rédigé ou un diplôme manquant. Les recruteurs, souvent sans le dire, décèlent dès les premiers échanges la préparation ou les maladresses d’un candidat, parfois sur une simple tournure de phrase.

Des règles implicites, rarement affichées sur la table, tracent la frontière entre un échange prometteur et un faux pas rédhibitoire. Les connaître, c’est donner une chance réelle de faire d’un entretien un véritable tremplin professionnel.

Pourquoi certaines questions posent problème en entretien d’embauche

Un entretien d’embauche est avant tout un moment pour jauger les compétences professionnelles et le savoir-être d’un candidat. Pourtant, il arrive que la conversation dérape et vienne effleurer, parfois sans y penser, la vie privée. Ce n’est pas anodin : la loi, via le Code du travail, interdit expressément toute question liée aux critères de discrimination : état de santé, situation familiale, orientation sexuelle, convictions religieuses… Les questions interdites ne sont pas de simples maladresses : elles exposent l’entreprise à des sanctions lourdes.

On touche ici à plus qu’une simple question de conformité. Réduire un candidat à sa vie personnelle ou à son identité, c’est passer à côté de l’objectif principal : évaluer la capacité à occuper un poste. Le processus de recrutement doit rester centré sur ce qui compte : compétences requises, adaptabilité, adéquation avec la culture d’entreprise. Même avec l’irruption de l’intelligence artificielle dans la présélection, c’est toujours l’humain qui tranche sur le savoir-être et les valeurs.

Malgré la clarté du cadre légal, certaines pratiques persistent. Des questions d’entretien sans rapport avec le poste, voire relevant de la sphère privée, continuent d’apparaître, souvent par habitude ou ignorance. Pourtant, la règle est nette : chaque question doit avoir un lien direct avec le poste, ses responsabilités ou son environnement. S’en écarter fait courir un risque réel, pour le recruteur comme pour le candidat.

Les questions à éviter absolument : ce qu’il vaut mieux ne pas demander (ou répondre)

La loi trace une ligne infranchissable entre vie professionnelle et vie privée. Le Code du travail l’affirme : certaines questions lors d’un entretien d’embauche sont purement et simplement prohibées. S’enquérir de la situation familiale, des origines, de l’état de santé ou des convictions d’un candidat ne trouve aucune justification dans le processus de recrutement.

Pour clarifier ce qui entre dans le champ du non-négociable, voici quelques-uns des dix-neuf critères de discrimination identifiés par la loi française : âge, orientation sexuelle, handicap, appartenance religieuse, sexe, apparence physique, grossesse, opinions politiques, affiliation syndicale… Aucun de ces sujets n’a de lien avec les compétences professionnelles nécessaires pour exercer un métier. Passer outre, c’est ouvrir la porte aux sanctions les plus sévères.

Quelques exemples concrets de formulations à bannir :

  • « Êtes-vous marié(e) ? »
  • « Prévoyez-vous d’avoir des enfants ? »
  • « De quelle origine êtes-vous ? »
  • « Pratiquez-vous une religion ? »
  • « Avez-vous déjà été arrêté pour des raisons de santé ? »

Ces questions, encore trop souvent posées, n’ont rien à voir avec le rapport aux compétences professionnelles. Le rôle du recruteur : maintenir l’échange sur l’adéquation entre le profil du candidat et les exigences du poste. Côté candidat, inutile d’entrer dans des détails qui sortent du cadre : mieux vaut ramener la discussion vers le parcours, les missions et le savoir-faire.

Comment réagir face à une question déplacée ou gênante ?

Un entretien d’embauche n’est pas une séance de confidences. Pourtant, il arrive que des questions interdites surgissent, parfois à demi-mot. Le Code du travail est sans ambiguïté : seules les questions en lien avec les compétences professionnelles ou les exigences du poste sont légitimes. Mais la réalité réserve encore des débordements, avec des interrogations sur la vie privée, les convictions ou l’état de santé qui persistent dans certains processus de recrutement.

En pareille situation, le candidat dispose de deux leviers. Premier réflexe : l’esquive habile. Recentrer la discussion sur l’aspect professionnel, par exemple en proposant « Je préfère vous parler de mon expérience sur tel projet », permet d’avancer sans se laisser déstabiliser. Cette méthode, ferme mais sereine, rappelle subtilement le cadre légal au recruteur.

Mais si la gêne perdure ou si la discrimination est manifeste, il existe une voie de recours. Saisir le conseil de prud’hommes s’impose dès lors que la situation le justifie. Les conséquences ne se limitent pas à un simple rappel à l’ordre : une personne physique encourt jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende, une entreprise peut s’exposer à 225 000 € et une interdiction d’activité. Par ailleurs, le candidat victime a la possibilité de demander des dommages et intérêts pour compenser le préjudice subi. La vigilance doit donc rester constante, à chaque étape du processus de recrutement.

Jeune homme en costume dans un quartier d

Créer une atmosphère positive : valoriser l’échange et rester professionnel

Le ton se donne dès les premières minutes : instaurer une dynamique saine dès le début de l’entretien d’embauche peut tout changer. L’objectif : transformer cet échange en véritable dialogue, loin du simple passage obligé. La préparation ne s’arrête pas aux compétences ou à la connaissance du poste. L’écoute active prend toute sa valeur : chaque mot, chaque hésitation, chaque détail du parcours en dit long sur le savoir-être. En créant un climat de confiance, le recruteur encourage l’authenticité et la pertinence des échanges.

Un feedback même bref, mais sincère, apporte une dimension constructive, que ce soit lors d’un entretien annuel ou d’une embauche. Reconnaître les réussites, se projeter, pointer les axes de progrès : tout cela contribue à renforcer la qualité de la relation. Voici quelques pratiques à privilégier pour garantir un échange de qualité :

  • Mettre en avant la transparence sur les attentes du poste
  • Encourager le dialogue, sans instaurer de pression inutile
  • Respecter la singularité de chaque parcours

Un processus de recrutement équilibré repose sur des attentes claires, le respect mutuel, un subtil dosage entre technique et humain. Ce positionnement, attentif et ouvert, révèle les potentiels et évite les pièges des questions maladroites ou interdites. La différence se joue parfois sur un détail : celui qui permet, enfin, à un entretien de révéler le meilleur de chacun.

Nos lecteurs ont apprécié

Comment un District Programme Manager peut influencer la croissance économique d’un district

Au Gujarat, une étude menée sur douze districts révèle que la croissance du PIB local varie jusqu'à 18 % selon la capacité d'un District

Réalisation d’un CRM efficace : techniques et bonnes pratiques

Moins de 40 % des entreprises exploitent pleinement leur logiciel de gestion de la relation client, malgré des investissements souvent conséquents. Certaines organisations conservent